S'autolimiter
Ecologie,  Minimalisme

Faut-il s’autolimiter ?

J’ai récemment terminé la lecture de “Vers la Sobriété heureuse” de Pierre Rabhi, au sein duquel il parle du besoin de s’autolimiter.
L’ouvrage a également comme but de motnrer que la sobriété comme mode de vie est une évolution et non une régression. L’un des chapitres est d’ailleurs intitulé “La pauvreté en tant que valeur de bien-être” : cela permet de déconstruire totalement le mode de vie qui est le nôtre actuellement, pour trouver des solutions d’évolution qui soient adaptées à la planète sur laquelle nous vivons et au nombre d’être humains qui la peuplent.

Alors bien sûr Pierre Rabhi raconte son cheminement et ses débuts difficiles, car il vécut de nombreuses années sur son terrain actuel qui n’était pas raccordé à l’eau communale ou à l’électricité, mais qui aujourd’hui lui permet de vivre la vie qu’il a toujours souhaité. Cela peut paraître insurmontable tant nous sommes habitués à nos modes de vie confortables et à un accès outrancier à des biens basiques – pourtant fragile.
Alors sans aller jusqu’à tout plaquer pour élever des chèvres dans les Cévennes, la sobriété heureuse selon Pierre Rabhi, c’est aussi déconstruire notre société, et faire des choix de vie, pour son bonheur, sa santé, son futur.

Pour ce faire, il parle notamment de s’autolimiter

L’autolimitation est pour moi une idée importante à considérer, car éminemment nécessaire et pourtant tout à fait contradictoire avec notre système capitaliste qui prône la croissance sans limite.
En effet, nous consommons plus que ce que la terre peut nous offrir en terme de ressources, et surtout nous possédons, mangeons, plus que de raison. Les ressources venant à s’épuiser, les tensions vont inévitablement grandir et des révoltes de plus en plus violentes vont apparaître. D’autant plus que ce modèle indéfini et illimité, nous le basons globalement sur la création d’inégalités, sur le pillage des ressources, sur des accords peu éthiques, et sur des énergies qui s’essoufflent, notamment le pétrole dont nous sommes totalement dépendants.
Il est presque impératif, pour Pierre Rabhi de “renoncer” à notre modèle actuel.

Pour ma part, j’aimerais expliquer cela autrement : il est impératif d’évoluer vers un nouveau système afin de perpétuer notre espèce, notre société, dans les meilleures conditions possibles POUR TOU.
Et le système capitaliste basé sur la croissance n’est évidemment pas le bon. Comment peut-on prôner une croissance sans fin, sans but, dans un monde fini, offrant des ressources elles aussi finies?

Encore une fois, si le terme de ” s’autolimiter ” peut faire peur, il n’induit pourtant pas de revenir à l’Age de pierre, mais plutôt de prendre du recul sur nos vies : a-t-on besoin de 2 voitures? De 30 tee-shirts ? De 25 paires de chaussures ? De multiplier les crèmes cosmétiques, de remplir nos placards de nourriture ou encore d’acheter à outrance des choses à usage unique ou limité?
Il convient, il me semble de reconsidérer nos centres d’intérêts, et de les faire coordonner avec le monde qui nous entoure et surtout la base qui nous accueuille.

SOLIDARITE et ECOLOGIE seraient les nouveaux modèles de croissance.

En bref, il est grand temps de nous questionner, d’ouvrir nos placards, nos caves, et de désencombrer pour y voir plus clair.
De là, prendre un nouveau départ pour ne garder que l’essentiel et s’attacher à un créer un monde plus heureux, moins matériel mais plus humain.

Je pense qu’on a chacun notre part à faire.

Qu’en pensez-vous?

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Bonjour et Bienvenue ! Je m appelle Bettina, j ai 27 ans. J opère une grande transition dans ma vie et ma maison depuis un an, je te partage donc mes trouvailles et conseils sur ce blog !

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